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Monsieur le Premier
Ministre
Dominique de Villepin
Hôtel Matignon
57, rue de Varenne
75700 Paris
Monsieur le Ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire
Président de l’UMP
Nicolas Sarkozy
Place Beauvau
75800 Paris Cedex 08
Saint Andiol, le 14
novembre 2005
Mise à jour 22 mars 2006
Mise à jour 28 mars 2006
Mise à jour 1er avril 2006
Mise à jour 6 avril 2006
Mise à jour 22 avril 2006
Mise à jour 22 juin 2006
Mise à jour 23 juin 2006
Mise à jour 24 juin 2006
Mise à jour 25 juin 2006
Mise à jour 26 juin 2006
Mise à jour 1er octobre 2006
Mise à jour 6 octobre 2006
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de l'intérieur et de
l'aménagement du territoire, Président de l’UMP,
De nationalité danoise, âgé de 45 ans,
arrivé en France en 1998 pour un CDD auprès de la SNCF, entrepreneur individuel
depuis 2001, épouse de nationalité française, je me permets de solliciter votre
attention sur une accumulation de problèmes dans nos relations avec
l’administration, dont notamment concernant l’environnement des TPE.
J’ai parcouru une carrière internationale
en prestations en informatique pendant 22 ans au Danemark, en Angleterre, au
Luxembourg et en France, dont 12 ans pour IBM. Le CDD auprès de la SNCF est
venu après un an de chômage en Angleterre. Ce CDD a pris fin en 2000, suivant
lequel j’ai passé encore un an au chômage indemnisé, aucun travail n’étant
disponible dans mon secteur en Europe.
Après un an au chômage indemnisé, au lieu
de rester au chômage, j’ai choisi de demander l’ACCRE pour développer des
nouvelles activités, notamment dans le métier de relocation, qui est un accompagnement pratique et administratif des
personnes s’installant dans un autre pays que le leurs pour des raisons
professionnelles ou personnelles. Je m’adresse aux nombreux anglophones qui
s’installent en France. Au moment de la création de mon entreprise, il me restait
18 mois de droits d’allocation de chômage. Pour raison du mauvais état du
marché européen en informatique dans mon secteur et les deux ans que j’avais
passé au chômage, j’ai décidé de ne plus dépendre de l’informatique comme seule
source de revenus.
Deux mois après la création de mon
entreprise individuelle, la SNCF m’a proposé un nouveau contrat d’une durée de
18 mois, cette fois en tant que prestataire externe.
En juin 2003, à la fin de ce contrat, j’ai
subi une rupture totale de revenus. N’étant pas salarié, je n’avais pas de
droit au chômage.
Puisqu’il fallait d’abord développer les
nouvelles activités, ces activités ne pouvaient pas produire des revenus
stables tout de suite. En 2001, j’aurais pu continuer à recevoir l’allocation
de chômage jusqu’au moment où les nouvelles activités allait devenir
profitables, dans la limite des 18 mois de droits qu’ils me restaient. En juin
2003, cette option n’existait plus, et la chute de revenus était totale.
La chute de revenus n’allait pas être le
seul désastre : pour raison des décalages de deux ans, les organismes de
recouvrement et la trésorerie allaient me poursuivre pour 10.000 € de taxes et
cotisations en 2004, année toutefois déficitaire (voir 9, page 45, pour les détails). Mon épouse étant en congé
parental, les demandes de la part de l’État de verser plus que la totalité de
nos revenus ont nécessité que je me déclare en cessation de paiements et que je
sois depuis le 22 avril 2005 en redressement judiciaire.
Arrive le troisième désastre :
puisque nous avons dû déménager pour mes activités professionnelles, mon épouse
n’a pas réussi à être réintégrée dans une collectivité territoriale après la
fin de son congé.
Aujourd’hui, comme je vais le montrer dans
le suivant, je comprends mieux pourquoi autant de Français préfèrent continuer
la vie tranquille payée par l’ASSEDIC, l’ASS, le RMI, la CMU et la multitude
d’aides sociales. En insistant d’essayer de gagner sa vie soi-même en
indépendant, on s’expose aux poursuites de la part de l’État et d’avoir à payer
avec sa santé pour raison du stress que cela occasionne.
S’il est bien connu qu’un changement d’activité
exige de la patience pour développer les nouvelles activités et pour trouver
une nouvelle clientèle, certains services de l’État – ou des organismes
conventionnés agissant pour le compte de l’État – n’ont pas la même patience en
ce qui concerne le paiement d’impôts, taxes et cotisations sociales, même
lorsque les montants sont exigibles à titre d’une année déficitaire. Après une
chute, il ne faut pas simplement se lever, il faut se battre contre une
avalanche de taxes, impôts et cotisations qui ne s’arrêtent pour rien.
Je ne peux pas résister l’illustration de
l’équivalent dans la circulation routière : si on roule à 110 km/h dans
une petite voiture 1 m devant un gros camion et arrête brusquement suite à une
panne, le camion ne s’arrête que 100 m plus loin – après avoir aplati la
voiture. Si par un miracle le conducteur de la voiture survie, la continuation
du trajet deviendra beaucoup plus pénible que si le conducteur du camion avait
respecté la distance de sécurité et contrôlé ses freins. C’est le
fonctionnement exact du décalage de certaines cotisations, taxes et impôt et
même les allocations familiales. Comme pour la voiture écrasée, le résultat
peut être dramatique pour une petite entreprise qui ne dispose pas des
ressources pour résister à la puissance quasiment illimitée de la trésorerie et
les organismes de recouvrement. C’est la réalité que nous vivons depuis plus de
deux ans.
Je me permets dans le suivant de toucher
les problèmes un par un.
Vu la gravité de notre situation et vu les
problèmes d’intérêt général que touchent plusieurs des sujets suivants, c’est
mon intention de mettre la présente à la disposition de la presse et le public.
Malgré nos problèmes très graves, nous
ne brûlons pas de voitures, mais nous ne pouvons plus rester silencieux sur la
façon inhumaine dont les administrations nous ont traité. Malgré notre
comportement civilisé, nous espérons obtenir un peu d’attention sur le
traitement brutal que l’État offre parfois aux TPE.
M.à.j. 6/4/06 : Je constate avec satisfaction que le Premier Ministre
a lancé ce jour trois « chantiers nouveaux », dont « la lutte
contre la pauvreté et l’exclusion », et j’espère que la précarité vécue
par des nombreux entrepreneurs qui se trouvent exclus d’office de certaines
mesures de protection sociale fondamentales ne seront pas oubliés cette fois.
Ils font un effort pour le bien de l’ensemble de la France, en assumant
beaucoup de risques, et l’État ne reconnaît pas aujourd’hui cet effort mais
accueille plutôt ces entrepreneurs avec des mesures punitives.
M.à.j. 22/4/06 : C’est malheureux de voir que le Président de la
République et une majorité du gouvernement ont encore cédé aux vrais
gouvernants de la France : ceux qui cassent dans la rue, ceux qui
manifestent contre tout changement, ceux qui vandalisent les universités et les
lycées, ceux qui font la grève, ceux qui refusent de suivre leurs étudent pour
protester contre des mesures prises pour améliorer l’économie et le marche de
travail et ceux qui ne cherchent que le confort à vie. Le gouvernement, que
fait-il pour ceux qui souhaitent travailler, créer des activités et créer des
entreprises mais qui se trouvent écrasés et ruinés par un État qui veut tout
contrôler et réglementer et qui pratique le vandalisme économique contre les
entrepreneurs qui se trouvent temporairement en chute de revenus, ne respectant
même pas les droits économiques le plus fondamentaux des Droits de l’Homme et
de la Constitution française, les soumettant aux taxes et cotisations sociales
qui dépassent 100% des revenus tout en les privant des minima sociaux
accessibles à tous ceux qui ne veulent pas travailler ? Il est illusoire de
croire que l’économie française sera améliorée en même temps que la paresse est
gratifiée et l’initiative et la prise de risque punies par l’État ?
Déclaration universelle des droits de
l´homme du 10 décembre 1948 :
« Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a
droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des
droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa
personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale,
compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays. »
« Article
25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie
suffisant pour assurer sa santé, son
bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement,
le logement, les soins médicaux ainsi
que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas
de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses
moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2.
La maternité et l'enfance ont droit à
une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés
dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.
«
Pacte international relatif aux
droits économiques, sociaux et culturels du 19 décembre 1966 :
« Article 2
2. Les Etats parties au présent
Pacte s’engagent à garantir que les droits qui y sont énoncés seront exercés
sans discrimination aucune fondée sur la race, la couleur, le sexe, la
langue, la religion, l’opinion politique ou toute autre opinion, l’origine
nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation. »
« Article 11
1. Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute
personne à un niveau de vie suffisant
pour elle-même et sa famille, y compris une nourriture, un vêtement et un
logement suffisants, ainsi qu’à une amélioration constante de ses
conditions d’existence. Les Etats
parties prendront des mesures appropriées pour assurer la réalisation de ce
droit et ils reconnaissent à cet effet l’importance essentielle d’une coopération
internationale librement consentie. »
Préambule de la Constitution
française de 1946 :
« 10. La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions
nécessaires à leur développement. »
« 11. Elle garantit à tous,
notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux
travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et des loisirs. Tout être humain
qui, en raison de son âge, de son état physique ou
mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de
travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables
d’existence. »
1..... Les causes directes de nos problèmes
1.1 Abus du droit de travail et rupture de contrat par la
SNCF
2..... Ce qui aggrave nos problèmes
2.1 Allocations familiales décalées
2.2 Impôt sur le revenu décalé
2.3 Cotisations de retraite qui dépassent nos revenus
2.4 Cotisations maladie qui dépassent nos revenus
2.5 Taxe d’habitation qui dépasse nos revenus
2.6 Taxe professionnelle qui dépasse nos revenus
2.8 Lenteur et inefficacité de la justice
2.8.1 Dossier SNCF (voir 1.1, page 7)
2.8.2 Délai de traitement aide juridictionnelle par le Tribunal de grande
instance, Tarascon (13)
2.9 Avis au tiers détenteur au profit de la trésorerie
honoré malgré absence de revenus
2.10 Coût du redressement judiciaire dépasse nos revenus
2.11 Redressement judiciaire fige ma situation bancaire (M.à.j. 22/6/06)
2.12 Système complexe des aides
2.12.1 Réglementation cryptique de la CMU complémentaire
2.12.2 Tarif électricité de première nécessité – le MINEFI a oublié les
indépendants
2.13 L’ANPE cache les offres d’emploi